• La pêche à Islande

    Après la grande épopée de la pêche au hareng (je vous en parlerai dans un prochain article) vers le milieu du XVIIIème siècle, débute ce que l'on appelle encore la Grande Pêche, la pêche des morues (cabillauds) de l'Islande aux limites du Pôle Nord.

    Les marins s'en allaient pendant six mois environ, de mars à septembre, à bord de goélettes, et l'armateur payait des avances financières à la famille dans le but d'acheter avant le départ l'équipement du marin-pêcheur et de faire vivre la famille de celui-ci.

    "Le pêcheur porte des sabots sur lesquels sont clouées des pièces de toile huilée et imperméabilisée. Ils doivent être de grande taille afin que les pêcheurs puissent enfiler plusieurs paires de bas, les pêcheurs restant dans le froid et l'humidité plusieurs heures." (source: ce livre)

    Les marins portent plusieurs pulls de laine, un pantalon (matière?) et un grand tablier de toile (imperméabilisée a l'huile de lin) ainsi qu'un suroît

    Il peut aussi avoir des gants, dans ce cas ils étaient renforcés au niveau du pouce (pour prendre le fil) et le bout des doigts étaient nus pour pouvoir manier hameçons et poissons. (source: ce livre) et un foulard en grosse épaisseur de coton.

    Pêche: les pêcheurs sont disposés de chaque coté du navire, espacés de deux/trois mètres, et ont chacun une ligne individuelle, boettée des vers pêchés par les femmes avant le départ, et si le bateau est juste au-dessus d'un banc de morues, le marin remonte en remonte deux par minute environ, des poissons mesurant parfois plus d'un mètre !

    Le fil de pêche est de la cordelette en chanvre, les poissons étant moins méfiants a l'époque! L'hameçon est également très gros, environ dix centimètres.  Noter que parfois ils étaient habillés de quelques plumes, ne nécessitant alors pas de boette. La ligne est attachée sur le bateau grâce à un piquet s’emboîtant et se déboîtant dans le bordé.

    Les prises sont rangées dans la cale dans du sel, puis conditionnées dans des tonneaux remplis de sel par le tonneur. Les morues ainsi salées et séchées se conservent longtemps.

    Au musée portuaire de Dunkerque une intéressante exposition permanente sur l'épopée d'Islande regroupe des objets anciens tel que hameçons, bas de ligne, leurres, tonneaux, une morue séchée et salée et plein d'autres choses.

    La pêche a Islande était rude et beaucoup de bâtiments firent naufrage dans les glaces, noyant des centaines d'hommes. La grande pêche s’éteignit vers 1920. Les marins étaient rémunérés au nombre de prises, certaines années sans poissons la vie était misérable.

    La pêche à Islande

     

    "Dunkerque - Pêcheur Islandais" Remarquer le piquet en bois dans sa main droite servant à emboiter la ligne dans le bordé du bateau ainsi que les lignes lovées dans la manne en osier.

    La pêche à Islande

    Remarquer en arrière plan le Minck, marché aux poissons détruit pendant la guerre, qui donna son nom à la place, ainsi que la tour du Leughenaer, ou tour du menteur.


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